L’Omokobuchi jinja (Omokobuchi jinja) se dresse discrètement dans la préfecture de Shiga, ville de Takashima, au cœur du cours moyen de la rivière Adogawa. En visitant ce lieu, on est saisi par l’atmosphère paisible qui l’entoure et par ses vieilles bâtisses imprégnées d’histoire. Nous vous présentons aujourd’hui l’Omokobuchi jinja de Nakano, une pièce maîtresse du culte unique de cette région, le Nanashikobuchi (Nanashikobuchi), qui témoigne de la mémoire des gens qui ont vécu avec la rivière.
Informations clés
Adresse : 755 Nakano, Adogawa-cho, Takashima-shi, Shiga
Kami vénéré : Omokobuchi no kami (Omokobuchi no kami)
Bien culturel : Honden (pavillon principal) (Bien culturel important désigné par l’État)
Le mystérieux culte des ‘Nanashikobuchi’
L’Omokobuchi jinja est connu comme l’un des ‘Nanashikobuchi’ qui parsèment le bassin de la rivière Adogawa. Le nom ‘Shikobuchi’ est extrêmement rare dans tout le Japon, et il est presque introuvable en dehors de ce bassin fluvial.
Autrefois, la rivière Adogawa était un lieu où le flottage de bois en radeaux, transportant le bois abattu en amont, était très répandu. Cependant, les rapides et les fosses y étaient nombreux, et de nombreux flotteurs y perdaient la vie. C’est pourquoi le culte de ‘Shikobuchi’ a commencé : on vénérait ‘Shikobuchi’ dans les passages difficiles de la rivière pour prier pour la sécurité de la navigation.
La légende : ‘Shikobuchi-san’ qui a sauvé les flotteurs
Ce jinja est le berceau d’une légende fascinante transmise de génération en génération parmi les flotteurs.
Autrefois, un monstre terrifiant habitait les fosses profondes de la rivière Adogawa, dit-on, et causait des problèmes aux gens en renversant leurs radeaux. C’est alors qu’Omokobuchi no kami apparut, vainquit ou apaisa la créature, permettant ainsi aux flotteurs de naviguer en toute sécurité.
Le mot ‘Shiko’ signifie ‘fort’ ou ‘féroce’, tandis que ‘Buchi’ désigne une ‘fosse’ ou ‘gouffre’. En déifiant l’énergie déchaînée de la rivière et en le vénérant comme l’être capable de l’apaiser, ‘Shikobuchi-san’ était véritablement un kami de l’eau et un dieu protecteur pour les gens.
Le Honden, bien culturel important désigné par l’État, témoin de l’esprit de l’époque de Muromachi
Ce qui frappe le plus à l’Omokobuchi jinja de Nakano, c’est sa beauté architecturale.
Le Honden a été reconstruit en 1426 (33e année d’Oei de l’époque de Muromachi) et est enregistré comme un Bien culturel important désigné par l’État, figurant parmi les plus anciennes bâtisses de la préfecture de Shiga. De style sangensha-nagare-zukuri (sangensha-nagare-zukuri), ses courbes douces du toit en écorce de cyprès (hiwadabuki) s’harmonisent magnifiquement avec les arbres environnants.
Les sculptures minutieuses et la texture du bois, qui a gagné en patine au fil des ans, révèlent la grande habileté des artisans de l’époque et l’importance avec laquelle ce jinja a été préservé.
Le mystère : pourquoi les kanji ‘思子淵’ ?
Il existe plusieurs théories expliquant pourquoi les kanji ‘思子淵’ (Omokobuchi) ont été choisis pour le son ‘Shikobuchi’.
Une théorie évoque une triste légende liée aux sentiments de parents se souvenant de leurs enfants disparus, ou bien l’histoire de kanji différents qui ont été utilisés selon les époques et les lieux, tels que ‘志古淵’ (Shikobuchi) ou ‘信古淵’ (Shikobuchi). Cette ‘fluctuation du nom’ ne fait qu’approfondir la nature mystique de ce jinja.
Conseils pour votre visite
L’enceinte du jinja est d’une grande tranquillité, au point que l’on peut entendre le murmure lointain de la rivière Adogawa. Bien qu’il n’y ait pas de décorations ostentatoires, en y entrant, vous sentirez l’écho des prières sincères des flotteurs qui, autrefois, se recueillaient ici avant de descendre la rivière au péril de leur vie, implorant leur sécurité.
Pour les passionnés d’histoire, d’architecture et de mystères folkloriques, l’Omokobuchi jinja de Nakano, Adogawa-cho, Takashima-shi, est sans aucun doute un ‘jinja caché d’exception’ à ne pas manquer lors de votre visite de Shiga.
Liens et références
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