Situé dans la ville de Kiryu, préfecture de Gunma, le Kiryu Nishinomiya Jinja semble à première vue un jinja discret en plein centre-ville. Mais en réalité, c’est un « power spot » qui recèle une histoire et une énergie formidables. Dans cet article, nous allons explorer en détail le titre unique de « seule branche directe du Kanto » que détient ce jinja, les coulisses de l’immense festival qui anime toute la ville, et ses liens inattendus avec l’univers de l’anime.
Informations de base
Emplacement : 2-1-3 Miyamoto-cho, Kiryu-shi, Préfecture de Gunma
Kami vénéré : Kotoshiro Nushi no Mikoto (également connu sous le nom d’Ebisu-sama)
Bénédictions : Prospérité des affaires, sécurité familiale, bonne fortune et chance
Le seul dans le Kanto ! Un statut spécial reconnu par le « Sanctuaire principal »
La principale caractéristique du Kiryu Nishinomiya Jinja est d’être officiellement reconnu comme la seule branche directe dans le Kanto par le Nishinomiya Jinja, le sanctuaire principal (sohonsha) de tous les jinja Ebisu du Japon, situé dans la ville de Nishinomiya, préfecture de Hyogo.
En 1901 (Meiji 34), les riches marchands de Kiryu, dont l’industrie textile connaissait alors une prospérité sans précédent, ont ardemment souhaité établir le kami de la prospérité commerciale dans leur ville. C’est ainsi qu’ils ont invité une division du kami (bunrei) du sohonsha. Plus qu’une simple invitation, le prestige de ce jinja, autorisé à porter le même nom « Nishinomiya » que le sohonsha, témoigne de l’incroyable puissance économique de Kiryu à cette époque.
Le légendaire « Kiryu Ebisu-ko » : Deux jours de ferveur avec 200 000 visiteurs
Le « Kiryu Ebisu-ko », qui se tient chaque année les 19 et 20 novembre, est réputé pour être l’un des plus grands festivals Ebisu du Kanto. En seulement deux jours, plus de 200 000 pèlerins affluent vers la ville de Kiryu, qui compte environ 100 000 habitants, soit plus du double de sa population.
La course aux ‘Trésors’ !? : L’attraction principale du festival est le kumade (râteau porte-bonheur), un objet auspicieux surnommé ‘otakara’ (trésor). Dans l’enceinte du jinja, les chants énergiques du tejime (battement de mains rituel) résonnent, tandis que les kumade magnifiquement décorés sont vendus les uns après les autres. En fait, lors de l’achat de ces kumade, la tradition veut que l’on négocie le prix avec le vendeur, puis que l’on laisse la somme économisée en guise de ‘go-shugi’ (pourboire ou don de bonne augure) au magasin. C’est considéré comme une manière élégante de faire ses emplettes.
La tradition des ‘Fuku-otoko’ perpétuée : Quand on parle du Nishinomiya Jinja (le sohonsha), on pense immédiatement à la célèbre course des ‘Fuku-otoko’ (hommes porte-bonheur), où les participants se précipitent vers le Honden (bâtiment principal) dès l’ouverture des portes. Le Kiryu Nishinomiya Jinja suit également cette tradition en désignant des Fuku-otoko et des Fuku-onna (femmes porte-bonheur). L’enthousiasme, comparable à celui du jinja principal, est une scène digne de son surnom, « Le Nishinomiya de l’Est ».
Mystère et coulisses : Pourquoi Ebisu-sama dans une ville du textile ?
Kiryu est depuis longtemps connue comme une ville du textile, surnommée « Nishijin à l’ouest, Kiryu à l’est ». Cependant, les artisans du textile vénèrent normalement les kami du tissage (tels que Shirataki-hime). Pourquoi Ebisu-sama, le kami de la pêche et du commerce, a-t-il été vénéré avec une telle ferveur ici ?
Cela révèle la « vision » des marchands de Kiryu. Ils ne se contentaient pas de fabriquer des textiles, mais se demandaient comment les vendre au meilleur prix et les distribuer largement. On raconte que c’est en invitant délibérément le « kami du commerce » que les marchands, désireux de succès dans la distribution et les affaires, ont permis à la ville de Kiryu de surfer sur la vague de la modernisation et de connaître un développement explosif.
Pèlerinage en terre sainte : Les paysages gravés dans l’anime ‘Les Fleurs du Mal’
Grâce à son architecture rétro unique, la ville de Kiryu a servi de décor à de nombreux animes et films. En particulier, l’anime « Les Fleurs du Mal » (Aku no Hana), basé sur le manga de Shūzō Oshimi, dépeint Kiryu comme son cadre principal.
Dans l’œuvre, les vieux bâtiments et les ruelles de Kiryu apparaissent comme des symboles d’une ville oppressante mais étrangement belle, où errent les personnages principaux. Bien que le Kiryu Nishinomiya Jinja lui-même ne soit pas le décor principal, ses environs, l’agitation particulière de la période de l’Ebisu-ko, et le chemin menant au Kiryu Tenmangu adjacent sont devenus des lieux de pèlerinage pour les fans, où ils peuvent ressentir l’atmosphère même de l’œuvre.
De plus, ces dernières années, toute la ville de Kiryu est également connue comme lieu de repérage pour l’anime « Sonny Boy ». Les paysages nostalgiques autour du jinja constituent ainsi un itinéraire de promenade incontournable pour les fans d’anime.
Conseils pour la visite
Le Kiryu Nishinomiya Jinja se visite idéalement en même temps que le Kiryu Tenmangu voisin, c’est la manière locale de faire. Les magnifiques décorations du Tenmangu contrastent avec l’atmosphère à la fois solide et pleine de vie du Nishinomiya Jinja. En visitant ces deux jinja aux ambiances si différentes, vous pourrez encore mieux apprécier la richesse de l’histoire de Kiryu.
Lorsque vos affaires stagnent, ou que vous vous apprêtez à relever un nouveau défi, pourquoi ne pas visiter Kiryu et recevoir la puissance du seul « Ebisu-sama de lignée directe » du Kanto ?
Liens et références : Non disponibles.
