Les mystères et le charme de Kumatama Jinja, l’ancien sanctuaire de Hirano, Osaka, protégé par les descendants de Sakanoue Tamuramaro.

Informations de base

Emplacement : 2-1-67 Hiranomiyamachi, Hirano-ku, Osaka-shi, Préfecture d’Osaka

Kami vénérés : Premier Honden : Susanoo-no-Mikoto (Gozu Tenno), Deuxième Honden : Izanami-no-Mikoto, Hayatamao-no-Mikoto, Kotokatao-no-Mikoto, Troisième Honden : Izanagi-no-Mikoto

Accès : Environ 5 minutes à pied de la gare de Hirano (ligne JR Yamatoji)

Histoire et splendeur architecturale

Le Kumata Jinja a été fondé en l’an 862 (Jogan 4) de l’époque Heian par Sakanoue no Masamichi, petit-fils de Sakanoue no Tamuramaro, célèbre Seii Taishogun (Grand Général Pacificateur des Barbares).

Ce qui est remarquable, ce sont les trois Honden (bâtiments principaux du sanctuaire) alignés côte à côte. Tous sont désignés comme Biens culturels importants nationaux. En particulier, les deuxième et troisième Honden, construits à l’époque de Muromachi, sont des structures en bois parmi les plus anciennes et les plus précieuses de la ville d’Osaka. De plus, le sanctuaire abrite le seul Rengasho (lieu de composition de poésie collaborative Renga) encore existant au Japon, ce qui en fait un site précieux témoignant de la culture médiévale.

Le mystère du « rejet de la désignation de Bien culturel important » causé par l’amour du danjiri

Le magnifique Omon (grande porte) qui se dresse à l’entrée du sanctuaire. Bien qu’elle ait été construite à l’époque de Kamakura et possède une grande valeur historique, elle n’est en fait pas désignée comme Bien culturel important national.

La raison en est le « danjiri-ai » (amour du char de festival danjiri) excessif des habitants de Hirano. Autrefois, lorsqu’un énorme danjiri passait par la porte, sa hauteur était insuffisante et le toit heurtait le char. Normalement, on aurait réduit la taille du danjiri ou changé l’itinéraire, mais les habitants locaux ont décidé : « On n’a qu’à rehausser la porte ! ». Ils ont empilé des pierres sous les piliers de la porte, l’élevant d’environ 60 cm.

En raison de cette modification audacieuse, il a été jugé que la porte n’était « plus dans son état d’origine », et sa désignation comme Bien culturel important a été rejetée. Il s’agit d’un épisode surprenant et rare au Japon, où le festival a été privilégié par rapport au patrimoine culturel.

Faire revenir les fugitifs et empêcher les amoureux de s’éloigner ? Les « Ashidome Komainu »

Devant le Haiden (salle de culte), de nombreux liens sont noués aux pieds des Komainu (chiens-lions gardiens) en bronze. Ceux-ci sont appelés « Ashidome Komainu » (Komainu qui retiennent les pieds), et depuis l’Antiquité, on y faisait des vœux pour « le retour des fugitifs (hashiribito) ».

On dit que si l’on noue un fil à la patte du Komainu et un autre à la chaussure du fugitif, on saura où il se trouve ou il rentrera chez lui. Aujourd’hui, cette bénédiction s’est étendue, et de plus en plus de visiteurs font des vœux pour « assurer la fidélité des clients (prospérité des affaires) » ou pour que « le cœur des amoureux ne s’éloigne pas ».

L’amulette de la fortune financière « Fuku no Tane », multipliée dix mille fois

Le « Fuku no Tane » (Graines de Fortune) est le don le plus célèbre du Kumata Jinja. Son origine remonte à une légende : lorsqu’une épidémie a sévi, on a planté des grains de riz (momi) offerts par les kami dans les champs, ce qui a apaisé la maladie et apporté une récolte abondante.

Actuellement, il est distribué sous forme d’amulette contenant un seul grain de riz dans une petite pochette. On dit qu’en le gardant dans son portefeuille, on reçoit une bénédiction pour la fortune financière, multipliée dix mille fois (Ichiryu Manbai). Il est à noter que, selon le moment de votre visite, il peut parfois être distribué gratuitement.

Informations pour le pèlerinage sacré d’anime : « Ryuo no Oshigoto! »

Le Kumata Jinja est également connu comme un lieu de pèlerinage pour l’anime populaire sur le Shogi (échecs japonais), « Ryuo no Oshigoto! » (The Ryuo’s Work is Never Done!). Le quartier de Hirano-ku, Osaka, est le modèle de la ville où vit le protagoniste, Yaichi Kuzuryu, et le sanctuaire du Kumata Jinja ainsi que les vieilles rues environnantes apparaissent dans l’œuvre. Parmi les fans, c’est devenu un lieu de « pèlerinage sacré » où l’on vient prier pour l’amélioration de ses compétences au shogi et pour la chance dans les compétitions, en s’inspirant de Susanoo-no-Mikoto, également connu comme le kami des victoires.

par ando